Entre rêve et culpabilité

Depuis toute petite, je construis mon idéal de vie. Il y a 20 ans déjà, je me voyais maman, avec un mari et une jolie maison, c’est dire! Puis, plus j’ai grandi et plus cet idéal s’est précisé: un mari, une maison, des enfants et surtout le bonheur, les rires dans la maison, les jeux, et surtout de l’amour qui flotte à foison entre nos murs. Je rêvais tout ce que je n’ai pas eu en somme.

Lorsque je suis tombée enceinte, la pression a commencé à devenir très présente. Je voulais être une maman parfaite, calme, sereine, bienveillante. Mon mari serait calme, bienveillant, plein d’amour, toujours à mes côtés, fana de ses enfants… La maison emplie de joie était toujours le top 1 de ma définition de l’avenir et du bonheur.

Puis, j’ai accouché. La vraie vie pouvait commencer et tout n’était pas rose. La fatigue, l’importante anémie, la cicatrice de l’épisiotomie très douloureuse n’ont certainement pas aidé à ce que mes débuts dans ma vie de maman soient des plus sereins. Malgré tout, tout cela n’a pas entaché une seule seconde ma vision de la vie de famille. Je me disais qu’une fois la fatigue disparue, tout irait mieux.

Malheureusement, mon rôle de maman a fait réapparaître des blessures passées. Toute la colère que je gardais précieusement en moi ne pouvait plus se contenir. J’explosais littéralement. Je criais, je tapais, je pleurais. Le moindre pleur inexpliqué de mon fils me paraissait insupportable. Tous les soirs, vers 18 heures, je débordais. Tout me paraissait insurmontable, c’était vraiment très dur. Mais le pire n’était pas ça. Non, le pire était de me dire que j’étais en train de ressembler à l’inverse de ce qui je voulais être! Je devenais la femme en aigrie, fatiguée, aux cernes de 3km sous les yeux, aux larmes plein la voix et à la colère perceptible même par un aveugle. Je devenais celle que je ne voulais surtout pas être!

Ensuite, les mois ont passé, Crapulette a grandi, a fait ses nuits. J’ai pu me reposer, profiter de mes soirées et savourer des nuits complètes, très reposantes. J’allais mieux, j’étais mieux. Mais, à la moindre difficulté, à la moindre accumulation de fatigue, à la moindre frustration de ma part, je pouvais ré-exploser. J’ai crié sur mon fils, l’ordonnant de dormir parce que je n’en pouvais plus. J’ai pris mon fils du lit trop fermement, je l’ai déposé trop brusquement dans son lit. Je perdais littéralement pieds. Qu’est ce que je m’en voulais! La femme que j’étais dans ces moments là n’était pas moi. Je ne suis pas violente, je ne suis pas comme ça! Je ne veux pas l’être.

Aujourd’hui encore, il m’arrive de m’emporter. J’arrive encore à gueuler sur mon fils, à ne plus en pouvoir. Lorsque la fatigue s’accumule, lorsque je me vois trop frustrée, lorsque je perds le contrôle, je perds pieds. Heureusement, je ne suis pas seule et j’arrive maintenant à passer le relay à Monsieur, qui lui, à le mérite d’être bien plus calme que moi.

Mes pétages de plomb, mes pensées pleines de colère, mes difficultés sont très difficiles à vivre pour moi. Je suis à mille lieu de ce que je voudrais être dans ces moments là.
Alors que je prône la bienveillance, l’éducation positive et la non violence, il m’arrive encore à faire l’inverse des idées que je défends.

A chaque fois, je m’en veux terriblement, d’autant plus que Monsieur n’hésite pas à me rappeler que mes dires et mes gestes sont parfois en contradiction. A chaque fois, je me calme et j’explique à mon fils que je suis très en colère mais que ce n’est pas de sa faute. Je m’excuse auprès de lui et mets toujours des mots sur ce que je vis. Mais malgré ça, à chaque fois que je perds le contrôle, je me sens comme étant une maman atroce. Bien heureusement, ces moments là restent isolés. Ils arrivent quand je suis la plus fragile, la plus fatiguée.

Je rêve d’être la personne dont je rêve. Je veux être celle qui ne s’énerve que très rarement, celle dont la patience est à toute épreuve, celle qui protège ses enfants et qui les préserve de tout ça, celle qui sait se contrôler et qui donne le meilleur exemple à ses enfants. Je rêve d’avoir plusieurs enfants, d’être au top de la bienveillance et de l’éducation positive et on violente. Mais la question qui me vient aujourd’hui à l’esprit est la suivante : y arriverais-je un jour?

Je pense de plus en plus à aller voir un psy afin de débuter une thérapie qui me permettrait d’exorciser mes vieux démons venus de mon enfance, de balayer cette colère qui me ronge… Peut être serait-ce la prochaine étape de ma vie? Tirer un trait ferme et droit sur tout ce que j’ai vécu, ça me fait rêver. La suite, au prochain épisode !!!!!!

 

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1 an déjà!

Je tiens avant tout à m’excuser de ma longue absence sur la blogosphère. J’ai, depuis 2 mois, tout arrêté, autant l’écriture sur le blog que les projets tels qu’inspi pics. Je n’ai plus eu l’envie, ni la motivation ni même l’inspiration pour le faire.

Aujourd’hui, cette envie m’est revenue et je suis prête à reprendre mon ordinateur et à vous raconter notre petite vie! Mais avant de reprendre tout à fait, il faut quand même marquer le coup : le blog a eu 1 an!!!

 

1 an, 365 jours, 168 articles

1 an d’écriture, 1 an que je vous raconte ma vie quotidienne, mes coups de blues, mes colères, mes fiertés, mes bonheurs. 1 an que vous me suivez ici, que vous êtes fidèles et je vous en remercie.

En 1 an, tellement de choses ont changé! Crapulette va avoir 20 mois déjà! Ce n’est plus un bébé, mais bel et bien un petit mec! Heureusement, ce qui n’a pas changé, c’est l’amour que je porte à mes petits hommes.

Alors, je vous promets que l’année prochaine, nous fêterons les 2 ans du blog. De nombreux autres articles arriveront, de nouveaux coups de gueule, coups de blues et bonheurs.

Merci pour tout et à l’année prochaine!!!!! 😀

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