Ma valise pour la maternité

Demain, je passe la barre des 38 semaines, il est alors plus que temps de terminer ma valise pour la maternité! C’est toujours un vrai casse tête. Peur de trop en prendre ou de manquer, ne pas savoir si on aura trop chaud ou trop froid, ne pas savoir combien de temps durera notre séjour sont autant de points qui accentuent le stress déjà présent à ce stade de la grossesse.

Voici ce que j’ai mis dans ma valise pour moi et ma fille. Ce n’est pas du tout LA VALISE à absolument avoir, mais c’est un exemple.

20171006_165615

Je vous rassure tout de suite, le chat n’est pas obligatoire! Il prend d’ailleurs bien trop de place !

Dans un premier temps, la valise pour maman 

  • 1 écharpe de portage + 1 sling ( pas sur la photo le sling) pour porter bébé dès la maternité
  • Des serviettes hygiéniques spéciales maternité ( ce n’est pas le cas de celles-là, elles vont arriver sous peu. Je les prends bio car je ne supporte pas les serviettes du commerce)
  • De quoi hydrater mes tétons puisque je compte allaiter ( Lanoline pure bio et coquillages d’allaitement. Je prévois également de prendre des coussinets d’allaitement afin de protéger mes vêtements des fuites)
  • Des culottes ( le must du glamour je l’avoue!).J’ai pris des culottes filets et aussi des culottes en coton ( 1 taille de plus que ce que je mets d’habitude pour laisser la place aux gigantesques serviettes )
  • Une trousse de toilette avec gel douche, shampoing, gel intime – le tout bio – je vais acheter aussi une brosse à dent et du dentifrice et j’ajouterai à la dernière minute ma brosse à cheveux et mon maquillage.
  • Des vêtements : 2 t-shirts d’allaitement, 4 débardeurs ( dont 2 d’allaitement), 1 robe d’allaitement, 3 leggings, 1 pantalon souple, 1 jean pour la sortie, 1 gilet.
  • 4 serviettes de toilettes ( 2 grandes et 2 petites)

 

 

La valise de bébé

 

 

Je suis partie du principe que le séjour devrait durer 3 jours, comme un bébé peut régurgiter beaucoup, faire des cacas explosifs, il faut prévoir plusieurs rechanges ( je me suis retrouvée à court de body pour mon fils alors là, j’ai pris les devants).

La valise de bébé se compose alors de :

  • 10 bodies
  • 1 cape de bain ( sachant qu’elle n’aura qu’un seul bain)
  • 5 bavoirs
  • 1 veilleuse ( pratique la nuit pour ne pas allumer la grande lumière de la chambre)
  • 2 tenues ( dont 1 pour la sortie )
  • 4 paires de chaussettes
  • 1 gigoteuse
  • 2 bonnets
  • Produits d’hygiène ( car je ne veux pas utiliser les produits donnés par l’hôpital -> mustella, bepanthen…)
  • Couches ( pour les mêmes raisons que les produits d’hygiène)

 

Ajoutez à cela :

  • 1 coque pour la voiture ( je vous invite à visiter le site de sécurange afin de vous assurer que votre coque ou siège auto est bien sécuritaire pour votre enfant)
  • 1 couverture spéciale coque ( avec des trous pour passer les sangles )

 

Le sac pour la salle de naissance

Il est utile de préparer un petit sac pour la salle de naissance afin de ne pas avoir à fouiller dans la valise pour chercher les premiers vêtements de bébé, un bouquin, un gâteau pour papa ou encore le brumisateur ( enfin surtout pour éviter au papa de foutre un bazar sans nom dans la valise ^^ ) .

Dans ce sac, je place alors :

  • La toute première tenue de bébé : 1 body, 1 pyjama, 1 gilet ( brassière en laine), 1 bonnet, 1 paire de chaussettes)
  • Des gâteaux / bouteille d’eau ou soda ou jus pour le papa
  • Un ou deux magasines et ou livres
  • Pourquoi pas un mp3 avec écouteurs pour se changer les idées ou s’évader
  • Les chargeurs des téléphones portables
  • 1 brumisateur ( idéal pour boire -> oui parce que souvent, on n’a pas le droit de boire pendant le travail- et pour se rafraichir un peu )

 

20171006_170241 (1)

Voici la toute première tenue de ma princesse. J’ai hâte de la voir dedans!!

 

Voilà pour la valise de la maternité. J’espère que ça aura pu vous aider !!

Maintenant, la petite n’a plus qu’à arriver. Nous sommes prêts et l’attendons de pied ferme! Nous avons vraiment hâte de la rencontrer et de commencer une toute nouvelle vie à 4 !

 

Publicités

La prise de conscience

Lorsque l’on est maman, la remise en question est indispensable à mon sens pour bien éduquer un enfant. En effet, c’est lorsque l’on reste campé sur nos positions sans se poser de question que le danger guette.

Notre danger à nous était une mauvaise habitude adoptée depuis plusieurs mois, qui est pourtant un acte banal de nos jours de la vie familiale et quotidienne. Je dis danger car cette habitude a engendré des troubles du sommeil à ma Crapulette. Vous avez deviné de quoi il s’agit?

Un indice…. Une boîte noire avec des gens dedans, dans le salon –  Ca y est, vous y êtes?

Oui, il s’agit bien de la télé.

IMAG1363

Bien que j’étais informée des risques de l’exposition aux écrans des tout petits, cette habitude s’est immiscée dans notre vie insidieusement.  En effet, au début, c’était Papy qui a mis Crapulette devant une vidéo youtube sur l’ordinateur. Mon petit amour, ayant trouvé ça trop cool, a commencé à réclamer l’ordinateur à la maison. Mais très vite, ayant marre de ne pas pouvoir faire ce que j’avais à faire sur mon clavier, j’ai cédé à youtube sur la télé. QUELLE ERREUR….

Depuis ce jour, Crapulette regardait la télé quotidiennement. Sans que cela ne nous questionne réellement, du moins au début.

Ensuite, je suis tombée enceinte et j’ai souffert d’atroces nausées. Nausées qui me clouaient au canapé et m’empêchaient de jouer et de passer du temps de qualité avec mon bébé. La télé a été alors une aide  énorme pour moi. Mon fils était calme, devant la télé pendant que moi, je pouvais me reposer tranquillement.
Sur le coup, je ne pouvais pas faire autrement, enfin je n’essayais même pas.

Puis le sommeil de Crapulette n’a cessé de se dégrader. Il ne s’endormait plus sans moi, l’endormissement pouvait durer jusqu’à 2 heures. Les siestes ont complètement disparues et les nuits sont devenues agitées. Crapulette se réveillait constamment en pleurs, et la nuit, je devais venir dormir avec lui, le temps qu’il se rendorme.

La journée, ça allait, il était assez calme quoi que souvent irritable.  Nous sortions peu et son temps devant l’écran ne faisait qu’augmenter dépassant plusieurs heures d’affilées. ( et j’ai honte, oui.)

Il y a quelques jours, une amie m’a conseillé un livre  » cet enfant qui ne dort pas » de Lyliane Nemet-Pier . Je ne l’ai pas encore terminé, mais rien que la première partie sur le sommeil des enfants m’a fait ouvrir les yeux.

La télé et le manque de dépense physique pouvait être à l’origine de nos soirées et nuits pourries, des troubles du sommeil de mon enfant. Et c’était de ma faute à moi.

Heureusement, je me suis remise en question et dès la lecture de ce chapitre, j’ai décidé qu’on allait passer plus de temps dehors, ou dedans mais à jouer, et que la télé disparaîtrait complètement. Et depuis ce matin même, la télé n’a pas tourné une seule fois et nous avons passé toute la journée dehors.

J’ai vu mon bébé épanoui, heureux, jouer toute la journée, se salir avec de la cendre, du charbon, de la terre, il rirait aux éclats et j’étais heureuse de partager ces moments avec lui.
Aucun pleur, aucun stress, rien.

Alors, je lui ai expliqué bien entendu, je ne le « prive » pas de télé comme ça, sans rien lui dire.

Je lui ai expliqué que la télé, bien que super géniale, était mauvaise pour lui et pour les enfants en général. Qu’à cause d’elle, ou du moins, en partie, il avait du mal à dormir et qu’à partir de maintenant, on jouerait mais on ne regarderait plus la télé la journée. Il a dit oui, il a compris.

Chaque fois qu’il me l’a réclamée, je lui ai ré-expliqué et il n’y a même pas eu frustration. J’étais très étonnée que mon 30 mois comprenne aussi facilement cette nouvelle règle de la maison.

A côté de ça, je lui ai également dit qu’on passerait plus de temps à jouer ensemble, des légo, des voitures, du dessin, des balades, du foot etc… Il était ravi…

Cette première journée a été une réussite et le premier coucher également.

Ce soir, une fois en haut, Crapulette s’est couché. Nous avons lu 4 livres de Peppa Pig, ses préférés, puis nous avons fait de gros câlins et de gros bisous. Je lui ai expliqué que demain, on passerait encore la journée ensemble, qu’il n’irait pas chez nounou et qu’il devrait apprendre à s’endormir seul. Un gros bisou plus tard et je quittais la chambre, sans un pleur, pour la première fois depuis de longs jours. Depuis, pas un bruit, rien.

Je suis fière de dire que oui, arrêter la télé, c’est possible et ça fait du bien à tous. J’avais peur de m’ennuyer, mais non. On a tellement à faire ensemble, tellement de choses à découvrir dehors, la cendre notamment, c’était génial pour lui de jouer dans le barbecue!!! ( chuuuut papa ne le sait pas!!!! ) Et je précise que le barbecue était éteint… lol

Je conseille à tous les parents de se remettre en question, de se dire que peut être leurs pratiques ne sont pas forcément les meilleures, qu’on peut faire mieux et que parfois, les problèmes de sommeil ( ou autre problème d’ailleurs) viennent de nous seuls et non des enfants…

 

Et vous, vos enfant regardent la télé?

Puériculture : Quelles couches choisir?

Lorsque bébé arrive et même parfois plus tard, nous sommes très nombreux à se poser la question. En effet, les rayons de couches dans les supermarchés débordent de marques, formes, prix différents. Alors comment choisir et à quoi être attentif??

La quasi totalité des maternités utilisent la fameuse marque de couches  » pampers ». C’est donc tout naturellement que j’ai acheté cette marque de couches ( la seule que je connaissais en réalité). Je faisais confiance en cette marque qui semblait convenir parfaitement.

Une fois que Crapulette soit arrivée dans notre vie, j’ai commencé à m’informer sur les produits d’hygiène que j’utilisais pour lui. Liniment, lait de toilette, cotons, gel douche, couches… Et j’ai été choquée.

doc311014-001

Pour l’image en entier c’est ICI

La composition des principaux produits utilisés depuis des lustres est plus que douteuse, voire dangereuse. Allergènes, phénoxyethanol, paraben, autant de substances jugées comme dangereuses pour la santé se retrouvent dans les lingettes, les couches, les laits etc… Et, comme je l’ai déjà dit ICI , les produits bio ne garantissent pas une composition totalement safe.

Le seul moyen pour éradiquer ces produits : lire les étiquettes et boycotter les produits qui contiennent des parabens, phénoxyéthanol, la  méthylisothiazolinone … Vous trouverez plusieurs sites qui regroupent tous ces produits comme celui-ci ou encore celui-là.

Mais revenons à nos moutons : les couches.
pampers-new-baby-taille-1-2-a-5kg-23-couches

J’ai utilisé la marque pampers de nombreux mois. Après des recherches, j’ai vu qu’elles contenaient des dérivés de pétrole, des conservateurs jugés risqués et toute une ribambelle « d’ingrédients » qui paraissent énormément nombreux pour une simple couche.
Je ne voulais plus que les petites fesses de mon bébé soient constamment en contact avec un produit regorgeant de substances controversées.

De plus, il y a quelques moi, Crapulette a commencé à souffrir d’érythèmes fessiers à répétition. Souvent après l’utilisation de lingettes ( en déplacement ou en cas de rupture de cotons à la maison) et les couches pampers. J’ai alors décidé de changer de couches.

J’ai alors testé plusieurs marques, toutes écologiques voire bio.

Love & green
Moltex
pommette écologique

Voici les 4 marques que j’ai utilisées. Il en existe tout un tas d’autres que je ne trouve pas dans les magasins près de chez moi ( bio ou non).

Ma marque préférée est sans conteste  » Love & green ». Il s’agit d’une marque crée par des parents qui souhaitaient des couches plus « vertes » pour leurs enfants.

000132922_87

Voici un petit copier coller de ce que nous dit le site sur leurs couches :


« Les couches hypoallergéniques Love & Green sont :

– Sans ingrédient indésirable et sans lotion chimique en contact avec la peau : 0% de chlore, colorant en contact avec la peau de bébé, petrolatum, parrafine

– Plus naturelles : près de 50% de matières naturelles et biodégradables, soit près de 4 fois plus qu’une couche classique

– Cellulose naturelle certifiée FSC® (c’est à dire provenant de forêt gérées de façon responsable) et TCF (non blanchies au chlore)

– Ultra respectueuses de la peau : hypoallergéniques et testées sous contrôle dermatologique

– Testées sans traces de HAP cancérigènes

– 95% des personnes qui les ont testées les trouvent ultra absorbantes, 96% les recommandent!*

*Etude réalisé en octobre 2015 sur 172 répondants »


Elles sont effectivement très absorbantes et très confortables ( douces, pas trop grosses, pas trop fines…). Crapulette les supporte très bien et n’a plus eu de soucis de fesses depuis l’utilisation de ces couches.

Niveau prix : les 3 couches t1 pour 9.50€


 

Concernant les autres marques, elles sont bien également avec une préférence ( en 2ème place donc) pour Moltex qui ressemble beaucoup aux love & green.

17852-39270

Concernant les marques de distributeur ( intermarché  ), les pommettes sont très bien, absorbantes, non irritantes pour les fesses de bébé. Le prix est abordables et elles se trouvent partout ( dans les intermarchés 😉 ).
Au niveau des compositions elles ressemblent aux love & green ( sans chlore, sans latex, sans colorant, 50% de matières naturelles, biodégradables …).

94916871_o

 


 

Pour les adeptes et les courageux, il existe les fameuses couches lavables. Je n’ai pas eu le courage de les essayer. Etant du genre à prendre un retard fou dans le lavage de mon linge, j’avais peur que ses couches pourrissent dans le panier à linge… De plus, le fait de nettoyer les couches souillées de selles me dégoûte énormément. J’ai donc préféré partir sur du bio mais du jetable ( biodégradable de préférence bien sûr, pour ne pas trop offenser dame nature). couches-lavables-de-fleur-du-ciel

Vous trouverez ICI des infos sur les couches jetables si cela vous intéresse!

Entre rêve et culpabilité

Depuis toute petite, je construis mon idéal de vie. Il y a 20 ans déjà, je me voyais maman, avec un mari et une jolie maison, c’est dire! Puis, plus j’ai grandi et plus cet idéal s’est précisé: un mari, une maison, des enfants et surtout le bonheur, les rires dans la maison, les jeux, et surtout de l’amour qui flotte à foison entre nos murs. Je rêvais tout ce que je n’ai pas eu en somme.

Lorsque je suis tombée enceinte, la pression a commencé à devenir très présente. Je voulais être une maman parfaite, calme, sereine, bienveillante. Mon mari serait calme, bienveillant, plein d’amour, toujours à mes côtés, fana de ses enfants… La maison emplie de joie était toujours le top 1 de ma définition de l’avenir et du bonheur.

Puis, j’ai accouché. La vraie vie pouvait commencer et tout n’était pas rose. La fatigue, l’importante anémie, la cicatrice de l’épisiotomie très douloureuse n’ont certainement pas aidé à ce que mes débuts dans ma vie de maman soient des plus sereins. Malgré tout, tout cela n’a pas entaché une seule seconde ma vision de la vie de famille. Je me disais qu’une fois la fatigue disparue, tout irait mieux.

Malheureusement, mon rôle de maman a fait réapparaître des blessures passées. Toute la colère que je gardais précieusement en moi ne pouvait plus se contenir. J’explosais littéralement. Je criais, je tapais, je pleurais. Le moindre pleur inexpliqué de mon fils me paraissait insupportable. Tous les soirs, vers 18 heures, je débordais. Tout me paraissait insurmontable, c’était vraiment très dur. Mais le pire n’était pas ça. Non, le pire était de me dire que j’étais en train de ressembler à l’inverse de ce qui je voulais être! Je devenais la femme en aigrie, fatiguée, aux cernes de 3km sous les yeux, aux larmes plein la voix et à la colère perceptible même par un aveugle. Je devenais celle que je ne voulais surtout pas être!

Ensuite, les mois ont passé, Crapulette a grandi, a fait ses nuits. J’ai pu me reposer, profiter de mes soirées et savourer des nuits complètes, très reposantes. J’allais mieux, j’étais mieux. Mais, à la moindre difficulté, à la moindre accumulation de fatigue, à la moindre frustration de ma part, je pouvais ré-exploser. J’ai crié sur mon fils, l’ordonnant de dormir parce que je n’en pouvais plus. J’ai pris mon fils du lit trop fermement, je l’ai déposé trop brusquement dans son lit. Je perdais littéralement pieds. Qu’est ce que je m’en voulais! La femme que j’étais dans ces moments là n’était pas moi. Je ne suis pas violente, je ne suis pas comme ça! Je ne veux pas l’être.

Aujourd’hui encore, il m’arrive de m’emporter. J’arrive encore à gueuler sur mon fils, à ne plus en pouvoir. Lorsque la fatigue s’accumule, lorsque je me vois trop frustrée, lorsque je perds le contrôle, je perds pieds. Heureusement, je ne suis pas seule et j’arrive maintenant à passer le relay à Monsieur, qui lui, à le mérite d’être bien plus calme que moi.

Mes pétages de plomb, mes pensées pleines de colère, mes difficultés sont très difficiles à vivre pour moi. Je suis à mille lieu de ce que je voudrais être dans ces moments là.
Alors que je prône la bienveillance, l’éducation positive et la non violence, il m’arrive encore à faire l’inverse des idées que je défends.

A chaque fois, je m’en veux terriblement, d’autant plus que Monsieur n’hésite pas à me rappeler que mes dires et mes gestes sont parfois en contradiction. A chaque fois, je me calme et j’explique à mon fils que je suis très en colère mais que ce n’est pas de sa faute. Je m’excuse auprès de lui et mets toujours des mots sur ce que je vis. Mais malgré ça, à chaque fois que je perds le contrôle, je me sens comme étant une maman atroce. Bien heureusement, ces moments là restent isolés. Ils arrivent quand je suis la plus fragile, la plus fatiguée.

Je rêve d’être la personne dont je rêve. Je veux être celle qui ne s’énerve que très rarement, celle dont la patience est à toute épreuve, celle qui protège ses enfants et qui les préserve de tout ça, celle qui sait se contrôler et qui donne le meilleur exemple à ses enfants. Je rêve d’avoir plusieurs enfants, d’être au top de la bienveillance et de l’éducation positive et on violente. Mais la question qui me vient aujourd’hui à l’esprit est la suivante : y arriverais-je un jour?

Je pense de plus en plus à aller voir un psy afin de débuter une thérapie qui me permettrait d’exorciser mes vieux démons venus de mon enfance, de balayer cette colère qui me ronge… Peut être serait-ce la prochaine étape de ma vie? Tirer un trait ferme et droit sur tout ce que j’ai vécu, ça me fait rêver. La suite, au prochain épisode !!!!!!

 

L’attachement

Vous vous souvenez, il y a plusieurs semaines, je me demandais pourquoi ma Crapulette était infernale qu’avec moi? Même les membres de ma famille me faisaient porter le chapeau! Et bien, aujourd’hui, j’ai la réponse!!!!! Et elle fait du bien!

Des copines facebookiennes ont partagé une vidéo d’un extrait d’une conférence d’ Isabelle Filliozat ( célèbre auteure et psychothérapeute) sur l’attachement.

Avant de vous expliquer le contenu de cette vidéo, un petit point sur l’attachement s’impose!!

 

L’attachement

Dans le langage courant, on utilise très souvent le verbe  » s’attacher ». D’ailleurs, on croit tous savoir ce qu’il veut dire. On pense qu’un enfant est attaché à ses parents, dans le sens où il les aime et où il a besoin d’eux. Mais en réalité, le sens de ce verbe, de ce mot est bien plus complexe!

Un enfant s’attache à son ( ou ses) parent(s) lorsqu’il se sent en sécurité ( affective, psychologique, physique) avec lui ou eux. Il a confiance en lui ( eux), il sait qu’il ne peut rien lui arriver. Malgré l’amour, vous conviendrez que tous les enfants ne peuvent pas dire qu’ils se sentent en sécurité avec leur(s) parent(s)!

Généralement, un enfant a une figure d’attachement. Il s’agit, dans la majorité des cas, de la maman, mais cela peut aussi être le papa ou une personne extérieure à sa famille ( nounou, éducateur(trice)…). Il s’agit en réalité de la personne qui s’occupe le plus de l’enfant et qui répond à ses besoins fondamentaux.

L’attachement peut être de diverses natures. Il peut être sécurisant, optimal mais également anxieux voire toxique. C’est là que ça se complique. Un enfant avec un attachement anxieux prendra un départ bien moins facile dans la vie qu’un enfant avec un attachement sécure, cela va de soi.
Mais ça, c’est une autre affaire qui ne nous intéresse pas des masses pour l’instant! ( Mais si ça vous intéresse, je me ferai une joie de vous en parler!).

Conférence de I. Filliozat

Pour la visionner, c’est pas ICI

Dans l’extrait de sa conférence, elle nous explique en quelques mots ce qu’est l’attachement : le fait que l’enfant ait confiance en sa figure d’attachement. Elle rappelle que bien souvent, il s’agit de la maman, mais que de plus en plus de papa le deviennent également ( avec le congé parental pris par les papas notamment).

Isabelle Filliozat nous explique que bien souvent, lorsqu’un enfant est gardé ( nounou, mamie, papa…), celui-ci se montre être un vrai petit ange. En fait, il accumule le stress mais ne le relâche pas. Il est gentil, garde tout pour lui jusqu’à ce qu’il retrouve sa figure d’attachement, en l’occurrence, souvent la maman.

C’est pourquoi, les mamans, venant chercher leur petit bout chez la nounou ( ou à la crèche etc…), entendent que leur enfant a été un vrai amour toute la journée. Par contre, une fois avec la maman, ce petit amour se transforme en un vrai démon. Il râle, il pleure… Et c’est à ce moment là, généralement, que la maman se remet en question!

Pourquoi avec moi, c’est un vrai démon, alors qu’avec les autres, c’est un ange???

La réponse est simple :

L’enfant accumule tout le stress de la journée et ne s’autorisera à le faire ressortir qu’une fois en présence de sa figure d’attachement. Il se sent suffisamment en confiance pour se laisser aller, pour raconter sa journée, ses peurs, ses stress et angoisses etc…  Il s’autorise à faire sortir ses émotions parce qu’il a confiance, il sait qu’il peut.

Sauf que, quand on ne pense pas à ça, quand on ne le sait tout simplement pas, on se culpabilise. On pense que c’est de notre faute, qu’on fait quelque chose de mal. D’ailleurs, l’entourage ne manque pas de nous le rappeler.

 

Depuis que j’ai vu cette vidéo, que je me suis replongée dans mes cours sur l’attachement, j’ai compris. J’ai compris que ma Crapulette n’était pas « chiant » avec moi parce qu’il voulait l’être. Non, j’ai simplement compris que s’il était comme ça, c’est que je faisais bien mon boulot de maman!

Alors depuis, je me suis acheté des bouquins, je me rends encore plus disponible, calme et compréhensive avec mon petit doudou.

Je me rends compte que si, les théories sont importantes. Elles nous aident à comprendre notre enfant et donc, d’agir de façon adaptée.

 

Et vous? Vous retrouvez-vous dans cette histoire d’attachement??

Education, punitions,où j’en suis?

J’ai envie de vous parler d’une chose qui me tient à coeur. De part ma formation et mes recherches personnelles, j’ai appris tout un tas de chose sur le développement de l’enfant. Je me sers de ces modules de cours au quotidien avec mon fils, ne serait-ce que pour comprendre certains de ses comportements. Et je vous assure, ça aide!!

Bienveillance

La bienveillance est mon mot d’ordre. Depuis la naissance de Crapulette, je veille à être la plus à son écoute possible. Ainsi, j’ai toujours pris soin de répondre à ses besoins les plus fondamentaux ( parmi eux se trouvent les besoins de manger, dormir, être changé, se sentir en sécurité physique et affective ).

On m’a souvent fait la remarque quant aux pleurs de mon fils. Lorsqu’il était tout petit, je ne le laissais JAMAIS pleurer. J’estimais que s’il pleurait, c’était forcément parce qu’il avait quelque chose. La bienveillance comment par là. Si on n’écoute pas son enfant, il ne nous dira plus rien. Or pour le bon développement affectif notamment, il est impératif que l’enfant puisse extérioriser ses émotions pour ensuite se voir être rassuré par l’adulte. C’est d’ailleurs ainsi que le bébé s’attache à ses parents. ( Attachement = sentiment de sécurité )

Maintenant que Crapulette est plus grand, j’essaye d’être calme et de lui expliquer les choses notamment qu’il n’a pas le droit de faire. C’est là que j’ai parfois le plus de mal. Il m’arrive de crier un peu, d’être un peu sèche avec lui. J’essaye au maximum de rattraper le coup en lui expliquant quelques minutes plus tard. Il s’agit là d’un apprentissage autant pour bébé que pour maman! Mais c’est très enrichissant!

 

Positiver

J’ai tellement entendu dans mon enfance puis mon adolescence que je n’y arriverais pas, que j’ai fini par le croire. Mon estime de moi-même en a pris un coup énorme. Je refuse que mon fils vive la même chose que moi. C’est pourquoi, je veille au grain.

Chez moi, je ne dis jamais à mon fils qu’il va tomber, qu’il va se faire mal, qu’il n’y arrivera pas… Ces mots sont interdits à la maison.
Au lieu de ça, je lui dis de faire attention, doucement. La différence n’est pas énorme me direz-vous, mais je vous assure, elle est bien là!
Par exemple: dire à un enfant  » non! Tu vas tomber! », l’enfant va, dans la plupart des cas, stopper ce qu’il était sur le point de faire et va se reposer sur l’adulte.
Alors que si on dit « attention, fais doucement », l’enfant ne va pas stopper. Il va veiller à faire doucement pour ne pas tomber. NUANCE!

Je souhaite plus que tout que mon fils acquiert une bonne confiance en lui, en ses capacités. C’est pourquoi, j’insiste sur les points positifs. Je le félicite et l’encourage énormément. S’il a besoin de moi, je l’aide avec plaisir, et sinon, je l’encourage à faire seul.

 

Punitions

Crapulette n’a que 16 mois. Je trouve qu’il serait grave de dire que je le punis! Il n’est plus un bébé mais il reste encore tout petit.  Il est dans la découverte de son monde, de son corps. Il apprend en nous regardant, en expérimentant et je pense que la punition n’a aucunement sa place là dedans.

Lorsqu’un tout petit fait une « colère » parce qu’il ne peut pas avoir ou faire quelque chose, le punir viendrait à lui dire  » non tu n’as pas le droit de ressentir de la colère, tu te tais et tu fais ce que je te dis ». En somme, on lui ordonne de se la fermer et de garder ses émotions pour lui. Or, en tant que parent, nous nous devons d’accueillir les émotions de notre enfant et de lui permettre de les exprimer.

Une punition « éducative » ne consiste pas en agissant sur le moment et à punir à tout va. Non. Une punition devrait être adaptée à l’âge, ne pas être en lien avec un des besoins fondamentaux ( manger, dormir, se laver, être en sécurité….), être en lien avec la bêtise commise ( proportionnelle ) etc…
Prenons l’exemple du « coin »: le coin est totalement contraire à tout ça. D’ailleurs pour moi mettre au coin un petit ( du tout petit au plus grand) est complètement inutile.

En bref, je ne suis pas pour les punitions, même si je ne dis pas que je ne punirais jamais mon petit. Certaines bêtises que l’enfant fait méritent d’être punies, mais une chose est sûre : punir un tout petit est complètement inutile et pas bienveillant du tout !

ATTENTION: je ne dis pas qu’il ne faut pas donner des limites, au contraire!!!

 

 


 

J’essaye tous les jours, d’être la plus bienveillante et positive possible. En tout cas, je donne de l’amour à en revendre à ma Crapulette et je fais de mon mieux avec les moyens du bord.

Il m’arrive de crier, de ne plus en pouvoir. Mais l’important, c’est de prendre du recul, se remettre en question et surtout, faire de son mieux avec amour!!!!