La prise de conscience

Lorsque l’on est maman, la remise en question est indispensable à mon sens pour bien éduquer un enfant. En effet, c’est lorsque l’on reste campé sur nos positions sans se poser de question que le danger guette.

Notre danger à nous était une mauvaise habitude adoptée depuis plusieurs mois, qui est pourtant un acte banal de nos jours de la vie familiale et quotidienne. Je dis danger car cette habitude a engendré des troubles du sommeil à ma Crapulette. Vous avez deviné de quoi il s’agit?

Un indice…. Une boîte noire avec des gens dedans, dans le salon –  Ca y est, vous y êtes?

Oui, il s’agit bien de la télé.

IMAG1363

Bien que j’étais informée des risques de l’exposition aux écrans des tout petits, cette habitude s’est immiscée dans notre vie insidieusement.  En effet, au début, c’était Papy qui a mis Crapulette devant une vidéo youtube sur l’ordinateur. Mon petit amour, ayant trouvé ça trop cool, a commencé à réclamer l’ordinateur à la maison. Mais très vite, ayant marre de ne pas pouvoir faire ce que j’avais à faire sur mon clavier, j’ai cédé à youtube sur la télé. QUELLE ERREUR….

Depuis ce jour, Crapulette regardait la télé quotidiennement. Sans que cela ne nous questionne réellement, du moins au début.

Ensuite, je suis tombée enceinte et j’ai souffert d’atroces nausées. Nausées qui me clouaient au canapé et m’empêchaient de jouer et de passer du temps de qualité avec mon bébé. La télé a été alors une aide  énorme pour moi. Mon fils était calme, devant la télé pendant que moi, je pouvais me reposer tranquillement.
Sur le coup, je ne pouvais pas faire autrement, enfin je n’essayais même pas.

Puis le sommeil de Crapulette n’a cessé de se dégrader. Il ne s’endormait plus sans moi, l’endormissement pouvait durer jusqu’à 2 heures. Les siestes ont complètement disparues et les nuits sont devenues agitées. Crapulette se réveillait constamment en pleurs, et la nuit, je devais venir dormir avec lui, le temps qu’il se rendorme.

La journée, ça allait, il était assez calme quoi que souvent irritable.  Nous sortions peu et son temps devant l’écran ne faisait qu’augmenter dépassant plusieurs heures d’affilées. ( et j’ai honte, oui.)

Il y a quelques jours, une amie m’a conseillé un livre  » cet enfant qui ne dort pas » de Lyliane Nemet-Pier . Je ne l’ai pas encore terminé, mais rien que la première partie sur le sommeil des enfants m’a fait ouvrir les yeux.

La télé et le manque de dépense physique pouvait être à l’origine de nos soirées et nuits pourries, des troubles du sommeil de mon enfant. Et c’était de ma faute à moi.

Heureusement, je me suis remise en question et dès la lecture de ce chapitre, j’ai décidé qu’on allait passer plus de temps dehors, ou dedans mais à jouer, et que la télé disparaîtrait complètement. Et depuis ce matin même, la télé n’a pas tourné une seule fois et nous avons passé toute la journée dehors.

J’ai vu mon bébé épanoui, heureux, jouer toute la journée, se salir avec de la cendre, du charbon, de la terre, il rirait aux éclats et j’étais heureuse de partager ces moments avec lui.
Aucun pleur, aucun stress, rien.

Alors, je lui ai expliqué bien entendu, je ne le « prive » pas de télé comme ça, sans rien lui dire.

Je lui ai expliqué que la télé, bien que super géniale, était mauvaise pour lui et pour les enfants en général. Qu’à cause d’elle, ou du moins, en partie, il avait du mal à dormir et qu’à partir de maintenant, on jouerait mais on ne regarderait plus la télé la journée. Il a dit oui, il a compris.

Chaque fois qu’il me l’a réclamée, je lui ai ré-expliqué et il n’y a même pas eu frustration. J’étais très étonnée que mon 30 mois comprenne aussi facilement cette nouvelle règle de la maison.

A côté de ça, je lui ai également dit qu’on passerait plus de temps à jouer ensemble, des légo, des voitures, du dessin, des balades, du foot etc… Il était ravi…

Cette première journée a été une réussite et le premier coucher également.

Ce soir, une fois en haut, Crapulette s’est couché. Nous avons lu 4 livres de Peppa Pig, ses préférés, puis nous avons fait de gros câlins et de gros bisous. Je lui ai expliqué que demain, on passerait encore la journée ensemble, qu’il n’irait pas chez nounou et qu’il devrait apprendre à s’endormir seul. Un gros bisou plus tard et je quittais la chambre, sans un pleur, pour la première fois depuis de longs jours. Depuis, pas un bruit, rien.

Je suis fière de dire que oui, arrêter la télé, c’est possible et ça fait du bien à tous. J’avais peur de m’ennuyer, mais non. On a tellement à faire ensemble, tellement de choses à découvrir dehors, la cendre notamment, c’était génial pour lui de jouer dans le barbecue!!! ( chuuuut papa ne le sait pas!!!! ) Et je précise que le barbecue était éteint… lol

Je conseille à tous les parents de se remettre en question, de se dire que peut être leurs pratiques ne sont pas forcément les meilleures, qu’on peut faire mieux et que parfois, les problèmes de sommeil ( ou autre problème d’ailleurs) viennent de nous seuls et non des enfants…

 

Et vous, vos enfant regardent la télé?

Crapulette

Je crois que son surnom lui va à ravir! Ouais, mon fils, du haut de ses 2 ans est déjà ingrat!

Ouais, tout le monde sait que les enfants sont ingrats : ils n’ont pas de filtre entre la pensée et les gestes/ la parole. Tout ce qui est pensé est dit ou fait sans penser que ça peut blesser, être mal pris etc… Un des avantages de l’enfant! Pas de honte à ce qu’on peut dire ou faire, le rêve non??

Mon fils, ma Crapulette, mon trésor commence tôt à utiliser de cet avantage de l’enfance.. Un peu trop même…

Depuis qu’il est petit, il nous imite en remuant la tête au rythme des musiques qui passent à la radio. Ca l’amuse beaucoup, il a le rythme dans la peau ce petit!
Mais l’autre jour, je remuais la tête ( un peu exagérément je l’avoue…) au son d’une musique qui passait sur notre chaîne hifi. Et là, ma Crapulette rit et me met sa main sur la tête du genre « arrêtes, tu crains maman! » et là, je me suis pris une vraie claque!! Mon fils avait honte de moi, comme j’ai déjà pu rembarrer ma mère quand elle me mettais dans l’embarras….

Mais il n’a que 27 mois (1/2)!!!!!!!! C’est bien trop tôt!!!!!

Mais ce n’est pas tout!!!!

La semaine dernière, en fin de matinée, je suis allée m’habiller. Tout naturellement, je me retrouve en sous-vêtements. A ce moment là, Crapulette arrive dans la salle de bain et me dit  » est tout nu maman » avant de partir, prendre le premier truc qui traine ( un t-shirt à son père) et me le ramène en me disant  » met!! » .
Et là, j’ai réalisé que mon fils commençait à comprends qu’être tout nu, sauf pour se laver, n’est pas « normal », enfin au vu de la société bien sûr…
Donc, c’est tout naturellement qu’il voulait que je m’habille. Ca m’a fait tout drôle, je vous assure!!!

Mon mari m’a tout de suite dit  » tu sais, il va commencer à ne plus vouloir te voir nue, c’est normal pour lui d’être habillé maintenant ». Et il a raison. La société veut que nous soyons habillés. La nudité n’est acceptée que lors de la douche ou de l’habillage, et encore, surtout pas à la vue de tous!! Les enfants, en nous observant tous, apprennent très vite que dans la vie, on reste habillés sauf pour se laver et se changer. Alors très vite, ils comprennent que si une personne st toute nue dans un lieu ou moment « non approprié, ce n’est pas acceptable et ils ne manquent pas de nous le faire remarquer.

Je sais que c’est tout à fait normal, mais c’est très étrange de voir son enfant en bas âge vouloir à tout prix que l’on s’habille ! C’est encore un signe qu’il évolue et qu’il grandit et moi, en tant que maman au coeur fragile, je ne suis pas prête à l’accepter 😉

 

Et vous, quand votre enfant a-t-il eu les premiers signes de honte envers vous( vos comportements) ? Racontez moi!

Faut-il faire croire au père Noël?

Je me lance aujourd’hui dans un débat délicat. Mais, soyons clairs, je ne veux absolument pas faire changer d’avis les gens. Mon intention est simplement de vous faire partager ma vision des choses, qui, vous allez le voir, a beaucoup … Lire la suite

Urgences

Pour la première fois de ma vie, j’ai découvert l’envers du décor des urgences! J’ai eu la chance de passer 24 heures au sein de l’hôpital de Verdun – des Urgences à la Pédiatrie.

Oui enfin la chance… Le mot est mal choisi, je l’entends.

Nous avons plutôt eu la poisse d’atterrir aux Urgences suite à une bonne grosse gastro de Crapulette qui l’a complètement mis KO!

 

Crapulette n’aime pas beaucoup les blouses blanches. Son horreur s’étend même à toute personne travaillant de près ou de loin au domaine médical et paramédical ( opticien, vétérinaire, dentiste…). Alors, je n’ai pas besoin de vous expliquer à quel point il était ravi de se retrouver aux urgences!

 

Aux urgences, qu’on soit un enfant ou un adulte, on attend.
A Verdun, l’hôpital a conçu une pièce à part pour les petits bouts, avec des jouets, des livres et des fauteuils confortables.
Malgré tout, attendre, ce n’est pas franchement la qualité numéro 1 d’un enfant de 2 ans! Alors au bout de 30 minutes, le temps nous a vraiment paru très long!

Après la case attente, nous avons avancé vers la case examen, et là, c’est le drame.
Des infirmières et médecins ont dû l’examiner, lui prendre la tension, la fréquence cardiaque, la température, la saturation en oxygène.. Toutes ces petites choses insignifiantes pour nous qui paraissent tellement éprouvante pour ma Crapulette.

20161128_195444

Après moult examen et encore de l’attente, nous avons été transférés en pédiatrie.
Petite explication géographique : La pédiatrie se trouve à l’opposée des urgences! Mais quand je dis opposée, c’est comme le pôle sud et le pôle nord!
Nous avons traversé tout l’hôpital sans en sortir! Le sous sol de tous les bâtiments communiquent et j’ai vraiment été étonnée!! Enfin, après cette petite balade, nous sommes enfin arrivé au pôle sud où nous attendaient une infirmière et une auxiliaire de puériculture.

Les couloirs de la pédiatrie ne ressemblent en rien au reste de l’hôpital. Ici, il y a des personnages de dessins animés sur les murs, des photos, des dessins.. Tout est fait pour que les enfants se sentent bien. Et ça n’a pas échappé à mon doudou qui a été ravi de trouver une caisse pleine de voiture dans la salle de soin.

Comme Crapulette était déshydraté, il a dû être hospitalisé et une perfusion a dû lui être posée afin de le réhydrater correctement.
J’avoue que j’ai eu très peur de voir mon petit doudou souffrir parce que , soyons honnête, une perfusion, ça fait mal!!

Après beaucoup de peur, de douleur, de chansons, de dessins animés et de voitures, nous avons été transférés dans une chambre avec de beaux papillons au mur.  » Oh papiiillon!! C’est beauuuuu!!!! » 🙂
Crapulette se sentait déjà mieux et surtout, serein, avec son papa et sa maman avec lui.

 

Malheureusement, un seul parent ne pouvait rester. Nous avons pris la décision que je resterai pour permettre à Crapulette d’être le plus apaisé possible.
Après le départ de son papa, nous nous sommes couchés, mais le marchand de sable a mis beaucoup de temps avant de nous trouver! Quel coquin!!

Je ne peux pas dire que la nuit ait été bonne. J’ai beaucoup été réveillée, mais il y a pire. J’étais contente de dormir tout contre mon doudou qui ronflait tranquillement !

Après quelques rebondissements, une perfusion arrachée, reposée, des pleurs, des cris, Crapulette a pu commencer à boire et à manger un petit peu. Quel soulagement pour lui qui me réclamait depuis la veille des gâteaux!
Il a dévoré la compote qu’on lui a servi et en a redemandé! Ce n’est pourtant pas son dessert préféré, mais il avait tellement faim ( ne rien manger pendant presque 4 jours, ça creuse!) qu’il aurait mangé n’importe quoi!!

L’après midi a passé et nous avons pu sortir enfin de l’hôpital.

Notre petite escapade n’avait rien d’un séjour reposant. Néanmoins, le service de pédiatrie est vraiment super. Les infirmières, les auxiliaires de puériculture, et même les femmes de ménage sont vraiment douces, attentionnées, patientes et très gentilles.
Elles ont contribué à ce que notre séjour à l’hôpital se passe au mieux.

J’espère vraiment ne jamais retourner aux urgences pédiatriques ou en pédiatrie de ma vie. J’espère vraiment que ma Crapulette n’aura plus la malchance de s’y retrouver!

En attendant, le voilà guéri, il mange de plus en plus, mais je veille à ce qu’il reprenne doucement une alimentation normale. Je lui donne également des probiotiques qui vont lui permettre de régénérer sa flore intestinale qui a été un peu chamboulée!!

2 jours après notre petite aventure, c’est au tour de Papa d’être malade. Il aurait aimé, avoir comme son fils, une perfusion qui lui permettrait d’aller mieux. Nous espérons qu’il ira bien mieux demain, je l’espère vraiment car, tout le monde sait qu’un homme malade est un homme plus que pénible!!

 

La colère qui grandit en moi

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises de cette émotion qui m’envahit parfois et qui me fait sortir de mes gonds. Et bien voilà, elle est de moins en moins supportable.

Depuis quelques temps, les soucis s’accumulent : la santé ( grosse allergie aux acariens qui m’a fait vivre 3 mois d’enfer avec nez bouché, qui coule et yeux qui grattent), maintenant un joli lumbago qui m’a valu une semaine d’arrêt de travail et 10 séances de kiné, sans parlé des cachets qui me rendent zombie ; le travail qui ne se passe pas vraiment bien ; à la maison où la tension est palpable notamment au moment des dodos …

Une accumulation de choses qui font que je suis de moins en moins tolérante et beaucoup plus irritable. Malheureusement, parfois ma Crapulette en pâti et je m’en veux beaucoup.

***

Il m’arrive de ne plus savoir gérer ma colère. Il arrive parfois que j’ai des gestes brusques envers mon petit ange ( pas de fessée ni rien qui s’en rapproche), il m’arrive de lui crier dessus, de perdre mes moyens. J’assiste horrifiée à ce spectacle dont je ne suis pas fière, sans savoir que faire.

Alors j’ai pris une décision. J’ai décidé que cette colère devra, coûte que coûte, me quitter.
Je veux que ma petite crapule ait une maman sans colère envers quoi que ce soit. Alors bien entendu, la colère est un sentiment normal , mais chez moi, ce sentiment est exacerbé .

J’ai conscience que cette colère me suit depuis très longtemps. Elle est la résultante de certaines choses que j’ai vécues étant petite. Comme si je ressortais aujourd’hui, toute la colère que j’ai accumulé depuis toujours ( et il y en a ! ). Mais là, c’en est trop!

***

Il y a 3 jours, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fait quelques recherches sur internet. Après quelques minutes, j’avais trouvé : j’allais faire de l’hypnose.

Il parait que cette technique a fait ses preuves en matières d’émotions ingérables, de troubles venant de l’enfance, de phobie etc…

J’ai alors pris un rendez-vous chez une hypnothérapeute. Malheureusement, chez ce genre de praticien, le délai d’attente est assez long. Mon rendez-vous aura lieu alors à la mi janvier. Encore 1 mois et demi à tenir avant de pouvoir tester cette méthode.

J’ai lu des témoignages de personnes qui étaient dans le même cas que moi et, par l’intervention d’un hypnothérapeute, se sentaient bien plus zen et ne s’énervaient plus que très rarement. Je mise beaucoup sur ce rendez-vous et j’espère qu’il fera des miracles!!

Avez-vous vécu des choses similaires? Avez-vous trouvé une solution qui marche? Dites moi tout!

2 ans déjà

Le temps passe à une vitesse folle, voilà déjà 2 ans que notre Crapulette fait partie intégrante de notre vie. Déjà deux ans que je suis devenue maman et notre couple s’est transformé en famille.

2 ans d’évolution constante, 2 ans de progrès fous, 2 ans de rires, de pleurs, de cris, de joie, de bonheur. 2 ans quoi!!!!!

Ma Crapulette évolue à une vitesse folle. Le voilà qui parle de mieux en mieux, il commence à mettre 2 à 3 mots les uns avec les autres pour constituer les prémices d’une phrases.

Crapulette est une boule de bonheur concentré. Il joue, rit, chante, danse… Il est le clown de la famille et il adore ça. De notre côté, nous sommes immensément fier de lui.

En 2 ans, il sera passé du tout petit bébé au petit garçon et ça, en un clignement de cils!!

 

 

Mon tout petit devient un petit être qui s’affirme, qui vit et qui découvre des tas de choses tous les jours. Il est devenu un petit homme qui s’épanouit de jour en jour…

Alors non, tous les jours ne sont pas faciles, il y a des moments plus difficiles que d’autres. Néanmoins, l’amour que l’on porte pour lui augmente au fil du temps.

J’ai encore 1 an à passer avec lui à temps plein, avant que l’école ne s’immisce dans nos vie et la rende un poil plus compliquée !!!

Je t’aime plus que tout au monde ma Crapulette

Entre rêve et culpabilité

Depuis toute petite, je construis mon idéal de vie. Il y a 20 ans déjà, je me voyais maman, avec un mari et une jolie maison, c’est dire! Puis, plus j’ai grandi et plus cet idéal s’est précisé: un mari, une maison, des enfants et surtout le bonheur, les rires dans la maison, les jeux, et surtout de l’amour qui flotte à foison entre nos murs. Je rêvais tout ce que je n’ai pas eu en somme.

Lorsque je suis tombée enceinte, la pression a commencé à devenir très présente. Je voulais être une maman parfaite, calme, sereine, bienveillante. Mon mari serait calme, bienveillant, plein d’amour, toujours à mes côtés, fana de ses enfants… La maison emplie de joie était toujours le top 1 de ma définition de l’avenir et du bonheur.

Puis, j’ai accouché. La vraie vie pouvait commencer et tout n’était pas rose. La fatigue, l’importante anémie, la cicatrice de l’épisiotomie très douloureuse n’ont certainement pas aidé à ce que mes débuts dans ma vie de maman soient des plus sereins. Malgré tout, tout cela n’a pas entaché une seule seconde ma vision de la vie de famille. Je me disais qu’une fois la fatigue disparue, tout irait mieux.

Malheureusement, mon rôle de maman a fait réapparaître des blessures passées. Toute la colère que je gardais précieusement en moi ne pouvait plus se contenir. J’explosais littéralement. Je criais, je tapais, je pleurais. Le moindre pleur inexpliqué de mon fils me paraissait insupportable. Tous les soirs, vers 18 heures, je débordais. Tout me paraissait insurmontable, c’était vraiment très dur. Mais le pire n’était pas ça. Non, le pire était de me dire que j’étais en train de ressembler à l’inverse de ce qui je voulais être! Je devenais la femme en aigrie, fatiguée, aux cernes de 3km sous les yeux, aux larmes plein la voix et à la colère perceptible même par un aveugle. Je devenais celle que je ne voulais surtout pas être!

Ensuite, les mois ont passé, Crapulette a grandi, a fait ses nuits. J’ai pu me reposer, profiter de mes soirées et savourer des nuits complètes, très reposantes. J’allais mieux, j’étais mieux. Mais, à la moindre difficulté, à la moindre accumulation de fatigue, à la moindre frustration de ma part, je pouvais ré-exploser. J’ai crié sur mon fils, l’ordonnant de dormir parce que je n’en pouvais plus. J’ai pris mon fils du lit trop fermement, je l’ai déposé trop brusquement dans son lit. Je perdais littéralement pieds. Qu’est ce que je m’en voulais! La femme que j’étais dans ces moments là n’était pas moi. Je ne suis pas violente, je ne suis pas comme ça! Je ne veux pas l’être.

Aujourd’hui encore, il m’arrive de m’emporter. J’arrive encore à gueuler sur mon fils, à ne plus en pouvoir. Lorsque la fatigue s’accumule, lorsque je me vois trop frustrée, lorsque je perds le contrôle, je perds pieds. Heureusement, je ne suis pas seule et j’arrive maintenant à passer le relay à Monsieur, qui lui, à le mérite d’être bien plus calme que moi.

Mes pétages de plomb, mes pensées pleines de colère, mes difficultés sont très difficiles à vivre pour moi. Je suis à mille lieu de ce que je voudrais être dans ces moments là.
Alors que je prône la bienveillance, l’éducation positive et la non violence, il m’arrive encore à faire l’inverse des idées que je défends.

A chaque fois, je m’en veux terriblement, d’autant plus que Monsieur n’hésite pas à me rappeler que mes dires et mes gestes sont parfois en contradiction. A chaque fois, je me calme et j’explique à mon fils que je suis très en colère mais que ce n’est pas de sa faute. Je m’excuse auprès de lui et mets toujours des mots sur ce que je vis. Mais malgré ça, à chaque fois que je perds le contrôle, je me sens comme étant une maman atroce. Bien heureusement, ces moments là restent isolés. Ils arrivent quand je suis la plus fragile, la plus fatiguée.

Je rêve d’être la personne dont je rêve. Je veux être celle qui ne s’énerve que très rarement, celle dont la patience est à toute épreuve, celle qui protège ses enfants et qui les préserve de tout ça, celle qui sait se contrôler et qui donne le meilleur exemple à ses enfants. Je rêve d’avoir plusieurs enfants, d’être au top de la bienveillance et de l’éducation positive et on violente. Mais la question qui me vient aujourd’hui à l’esprit est la suivante : y arriverais-je un jour?

Je pense de plus en plus à aller voir un psy afin de débuter une thérapie qui me permettrait d’exorciser mes vieux démons venus de mon enfance, de balayer cette colère qui me ronge… Peut être serait-ce la prochaine étape de ma vie? Tirer un trait ferme et droit sur tout ce que j’ai vécu, ça me fait rêver. La suite, au prochain épisode !!!!!!

 

18 mois

Un an et demi. Vous-vous rendez compte? Déjà 18 mois que Crapulette fait partie de ma vie!! Une demie année que je suis maman et aujourd’hui, on fait le point sur les évolutions!!

La vie quotidienne est bien plus facile aujourd’hui qu’elle ne l’a été il y a quelques mois. En effet, Crapulette est plutôt facile à vivre et devient de plus en plus autonome. C’est un petit bout d’homme qui respire la vie et la joie!

Petit bilan, que fait bébé à 18 mois?

  • Il rigole à tout, tout le temps.
  • Il adore les chatouilles et est très chatouilleux, partout!
  • Il parle sans arrêt. Dans sa langue mais n’arrête pas!
  • Il dit de plus en plus de mots, comme : « chat », « ao » ( Allô),  » aché » ( caché), « maman », « papa », « caca », « tata », « oipou » ( voiture), « alou » ( Marilou), « éa » (Wellan),  » calko » ( falco), « bibi », « chachu » (chaussure) etc…
  • Il se lave tout seul ( que le ventre pour l’instant)
  • Il adore se balader tout nu
  • Il a fait son premier caca  dans le pot ( un hasard, Mamie a vu qu’il poussait, l’a mis sur le pot et voilà, mais il était super content de lui)
  • Il est fan absolu des voitures, motos, tracteurs, camions
  • Il adore les bijoux
  • Il mange seul et toujours de tout avec bon appétit
  • Il adore les animaux
  • Il adore les promenades à pieds
  • Il n’utilise plus du tout sa poussette, mais il ne veut que marcher

 

Mon tout petit n’est qu’un lointain souvenir. Il a tellement grandi, tellement évolué en si peu de temps. Ce n’est plus un bébé à présent mais un grand garçon pour lequel mon coeur fond chaque jour un peu plus!!!!