10 vérités inavouables sur moi

On a tous des choses qu’on voudrait garder secret… Des vérités inavouables qui nous font un peu rougir…
Et bien j’ai décidé de vous en partager 10 sur moi!
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La colère qui grandit en moi

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises de cette émotion qui m’envahit parfois et qui me fait sortir de mes gonds. Et bien voilà, elle est de moins en moins supportable.

Depuis quelques temps, les soucis s’accumulent : la santé ( grosse allergie aux acariens qui m’a fait vivre 3 mois d’enfer avec nez bouché, qui coule et yeux qui grattent), maintenant un joli lumbago qui m’a valu une semaine d’arrêt de travail et 10 séances de kiné, sans parlé des cachets qui me rendent zombie ; le travail qui ne se passe pas vraiment bien ; à la maison où la tension est palpable notamment au moment des dodos …

Une accumulation de choses qui font que je suis de moins en moins tolérante et beaucoup plus irritable. Malheureusement, parfois ma Crapulette en pâti et je m’en veux beaucoup.

***

Il m’arrive de ne plus savoir gérer ma colère. Il arrive parfois que j’ai des gestes brusques envers mon petit ange ( pas de fessée ni rien qui s’en rapproche), il m’arrive de lui crier dessus, de perdre mes moyens. J’assiste horrifiée à ce spectacle dont je ne suis pas fière, sans savoir que faire.

Alors j’ai pris une décision. J’ai décidé que cette colère devra, coûte que coûte, me quitter.
Je veux que ma petite crapule ait une maman sans colère envers quoi que ce soit. Alors bien entendu, la colère est un sentiment normal , mais chez moi, ce sentiment est exacerbé .

J’ai conscience que cette colère me suit depuis très longtemps. Elle est la résultante de certaines choses que j’ai vécues étant petite. Comme si je ressortais aujourd’hui, toute la colère que j’ai accumulé depuis toujours ( et il y en a ! ). Mais là, c’en est trop!

***

Il y a 3 jours, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fait quelques recherches sur internet. Après quelques minutes, j’avais trouvé : j’allais faire de l’hypnose.

Il parait que cette technique a fait ses preuves en matières d’émotions ingérables, de troubles venant de l’enfance, de phobie etc…

J’ai alors pris un rendez-vous chez une hypnothérapeute. Malheureusement, chez ce genre de praticien, le délai d’attente est assez long. Mon rendez-vous aura lieu alors à la mi janvier. Encore 1 mois et demi à tenir avant de pouvoir tester cette méthode.

J’ai lu des témoignages de personnes qui étaient dans le même cas que moi et, par l’intervention d’un hypnothérapeute, se sentaient bien plus zen et ne s’énervaient plus que très rarement. Je mise beaucoup sur ce rendez-vous et j’espère qu’il fera des miracles!!

Avez-vous vécu des choses similaires? Avez-vous trouvé une solution qui marche? Dites moi tout!

Hypersensibilité et parentalité

Ces derniers temps, je n’arrive pas à trouver l’inspiration et l’envie de venir écrire. Parfois, je commence un article, puis je l’efface et je l’oublie… Je m’en excuse.

Aujourd’hui, je viens écrire sur un sujet qui me tient à coeur. En effet, je suis ce qu’on appelle  » hypersensible ». Alors, non, ce n’est pas parce qu’on pleure devant le téléfilm de la 6 qu’on est hypersensible.

Dans ma vie de maman, je suis confrontée quotidiennement à mon hypersensibilité. Crapulette crie, fait beaucoup de bruit, râle pour un oui, pour un non, ne veut pas dormir, se réveille trop tôt le matin etc etc… Tant de situations qui mettent mes nerfs à rude épreuve. N’importe quel maman dira que ces situations sont difficiles, voire éprouvantes. Néanmoins, dans mon cas, c’est plus que ça.

L’hypersensibilité se caractérise entre autre par une difficulté à gérer ses émotions ainsi qu’à une hypersensibilité aux stimulations visuelles ou sonores. Le quotidien avec un bébé ou un enfant en bas âge peut alors vite se transformer en petit enfer.

Lorsque Crapulette passe une journée un peu agitée, il m’arrive assez régulièrement malheureusement de craquer. Je crie, j’ai envie de partir, d’aller casser quelque chose ou de taper dans quelque chose. Je ne maîtrise plus rien. Vue de l’extérieur, je deviens une sorte d’hystérique, vue de l’intérieur, je suis complètement impuissante et terriblement en colère sans que je ne puisse intervenir. C’est difficile à vivre au quotidien car Monsieur Papa ne comprend pas vraiment, Crapulette ne doit pas en comprendre plus et moi, je culpabilise à fond parce que je deviens quelqu’un que je déteste.

Dans ces moments là, je ne sais pas quoi faire et je mets du temps à redescendre sur terre. Une fois la « crise » passée, une sensation d’immense tristesse me submerge. Je me sens nulle, horrible, mauvaise mère etc… Le pire, c’est que j’en deviens méchante avec mon homme lorsque la colère m’envahit. J’en viens à doublement culpabiliser : pour mon comportement devant mon fils et pour ce que je peux dire à mon homme. C’est une situation très difficile à gérer et à accepter. A chaque fois, je me dis que ça ne recommencera plus, mais mon incapacité à gérer mes émotions fortes me fait mentir et me pousse à recommencer. Heureusement, avec le temps, j’arrive à ne pas craquer à chaque fois.

J’en viens à douter de mon rôle de maman, de mon statut de femme, d’amante. J’en viens à me dévaloriser et à déprimer. Mais un jour, j’ai constaté que je n’étais pas la seule. Nous sommes beaucoup, souvent avec un passé douloureux, à être hypersensibles. D’autres mamans vivent la même chose que moi au quotidien et ne sont pas mauvaises pour autant. J’ai également pris conscience que je pouvais faire changer les choses, en m’offrant les services d’un psychologue par exemple. Faire le point sur mon histoire, exorciser mes vieux démons, tirer un trait sur mes anciennes souffrances pourrait me permettre de m’apaiser et d’apprendre à maîtriser ces émotions qui me surpassent.

Alors, si vous aussi vous êtes dans ce cas là, si pour vous aussi c’est compliqué, ne baissez pas les bras, nous pouvons faire un travail sur nous, nous avons le pouvoir de faire changer les choses. L’éducation positive m’aide également à apprendre à être bienveillante envers moi-même, la littérature, Filliozat entre autre, m’apprend que mon histoire personnelle, mon passé ont leur part de responsabilité dans mon comportement d’aujourd’hui.

Alors, courage à tous les hypersensibles, courages à nous tous, on y arrivera!!!!!!!

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Entre rêve et culpabilité

Depuis toute petite, je construis mon idéal de vie. Il y a 20 ans déjà, je me voyais maman, avec un mari et une jolie maison, c’est dire! Puis, plus j’ai grandi et plus cet idéal s’est précisé: un mari, une maison, des enfants et surtout le bonheur, les rires dans la maison, les jeux, et surtout de l’amour qui flotte à foison entre nos murs. Je rêvais tout ce que je n’ai pas eu en somme.

Lorsque je suis tombée enceinte, la pression a commencé à devenir très présente. Je voulais être une maman parfaite, calme, sereine, bienveillante. Mon mari serait calme, bienveillant, plein d’amour, toujours à mes côtés, fana de ses enfants… La maison emplie de joie était toujours le top 1 de ma définition de l’avenir et du bonheur.

Puis, j’ai accouché. La vraie vie pouvait commencer et tout n’était pas rose. La fatigue, l’importante anémie, la cicatrice de l’épisiotomie très douloureuse n’ont certainement pas aidé à ce que mes débuts dans ma vie de maman soient des plus sereins. Malgré tout, tout cela n’a pas entaché une seule seconde ma vision de la vie de famille. Je me disais qu’une fois la fatigue disparue, tout irait mieux.

Malheureusement, mon rôle de maman a fait réapparaître des blessures passées. Toute la colère que je gardais précieusement en moi ne pouvait plus se contenir. J’explosais littéralement. Je criais, je tapais, je pleurais. Le moindre pleur inexpliqué de mon fils me paraissait insupportable. Tous les soirs, vers 18 heures, je débordais. Tout me paraissait insurmontable, c’était vraiment très dur. Mais le pire n’était pas ça. Non, le pire était de me dire que j’étais en train de ressembler à l’inverse de ce qui je voulais être! Je devenais la femme en aigrie, fatiguée, aux cernes de 3km sous les yeux, aux larmes plein la voix et à la colère perceptible même par un aveugle. Je devenais celle que je ne voulais surtout pas être!

Ensuite, les mois ont passé, Crapulette a grandi, a fait ses nuits. J’ai pu me reposer, profiter de mes soirées et savourer des nuits complètes, très reposantes. J’allais mieux, j’étais mieux. Mais, à la moindre difficulté, à la moindre accumulation de fatigue, à la moindre frustration de ma part, je pouvais ré-exploser. J’ai crié sur mon fils, l’ordonnant de dormir parce que je n’en pouvais plus. J’ai pris mon fils du lit trop fermement, je l’ai déposé trop brusquement dans son lit. Je perdais littéralement pieds. Qu’est ce que je m’en voulais! La femme que j’étais dans ces moments là n’était pas moi. Je ne suis pas violente, je ne suis pas comme ça! Je ne veux pas l’être.

Aujourd’hui encore, il m’arrive de m’emporter. J’arrive encore à gueuler sur mon fils, à ne plus en pouvoir. Lorsque la fatigue s’accumule, lorsque je me vois trop frustrée, lorsque je perds le contrôle, je perds pieds. Heureusement, je ne suis pas seule et j’arrive maintenant à passer le relay à Monsieur, qui lui, à le mérite d’être bien plus calme que moi.

Mes pétages de plomb, mes pensées pleines de colère, mes difficultés sont très difficiles à vivre pour moi. Je suis à mille lieu de ce que je voudrais être dans ces moments là.
Alors que je prône la bienveillance, l’éducation positive et la non violence, il m’arrive encore à faire l’inverse des idées que je défends.

A chaque fois, je m’en veux terriblement, d’autant plus que Monsieur n’hésite pas à me rappeler que mes dires et mes gestes sont parfois en contradiction. A chaque fois, je me calme et j’explique à mon fils que je suis très en colère mais que ce n’est pas de sa faute. Je m’excuse auprès de lui et mets toujours des mots sur ce que je vis. Mais malgré ça, à chaque fois que je perds le contrôle, je me sens comme étant une maman atroce. Bien heureusement, ces moments là restent isolés. Ils arrivent quand je suis la plus fragile, la plus fatiguée.

Je rêve d’être la personne dont je rêve. Je veux être celle qui ne s’énerve que très rarement, celle dont la patience est à toute épreuve, celle qui protège ses enfants et qui les préserve de tout ça, celle qui sait se contrôler et qui donne le meilleur exemple à ses enfants. Je rêve d’avoir plusieurs enfants, d’être au top de la bienveillance et de l’éducation positive et on violente. Mais la question qui me vient aujourd’hui à l’esprit est la suivante : y arriverais-je un jour?

Je pense de plus en plus à aller voir un psy afin de débuter une thérapie qui me permettrait d’exorciser mes vieux démons venus de mon enfance, de balayer cette colère qui me ronge… Peut être serait-ce la prochaine étape de ma vie? Tirer un trait ferme et droit sur tout ce que j’ai vécu, ça me fait rêver. La suite, au prochain épisode !!!!!!

 

Aveux

Ce soir, je vais vous parler d’une de mes phobies ( oui parce que comme toute bonne femme un peu trouillarde qui se respecte, je suis arachnophobe haha… mais ça, c’est gérable quand je ne vois pas ou ne rêve pas de ces bestioles à 8 pattes).

La grande phobie dont je veux vous parler va peut être vous surprendre. ( roulement de tambour…. tatatatatatatata……)

En fait, ma grande peur à moi, c’est de vomir et du vomi en général. Et ça a même un nom ; l’émétophobie

Bah en même temps, personne n’aime vomir…

Aha bien vu, mais là c’est bien plus que du « bouh, j’aime pas ça!!!! »

Oui, là c’est du  » oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu, je crois que je vais vomir, SOS, mayday, appelez le 112 je vais mourir  vomir!  »  ( toi lecteur averti, tu auras compris que je me fous légèrement de ma propre g***** … bah oui, je suis consciente de tout ça et mieux vaut en rire que d’en pleurer non?? Enfin quand je peux…).


[Instant psychanalyse]

Cette phobie ( oui parce qu’à ce stade là ce n’est plus une simple peur) est présente depuis des annnnnnnées. Je ne saurais pas vous dire exactement combien mais je sais qu’au primaire déjà, je stressais beaucoup dès qu’il s’agissait de vomi – du mien ou de celui des autres, bah oui sinon c’est pas drôle!).

Bref, d’aussi loin que je peux me souvenir, j’en ai peur, très peur.

-> De quoi ça vient exactement, je ne sais pas. Ce qui est certain c’est que ça ne vient pas du vomi. Ca doit être un traumatisme dans l’enfance qui maintenant s’exprime par cette peur là, mais ça aurait très bien pu être la phobie de l’avion, des bananes ou encore des chats. Donc non, je n’ai pas eu une expérience délicate/douloureuse/atroce avec le vomi. Je suis d’ailleurs quelqu’un qui vomit très peu!

Quand j’étais gamine, la phobie ne m’handicapait pas vraiment ou en tout cas, je ne m’en souviens pas.

Par contre, le début de la fin a été à l’adolescence.

Période charnière, période difficile, période conflictuelle avec mes parents et hop tout est ressorti et là, pour le coup, m’a pourri la vie.

C’est alors que j’ai commencé à faire des crises d’angoisse. Surtout le soir, au lit. J’en étais au point de sans cesse somatiser. J’était mal tous les soirs à l’heure du coucher. Et, plus j’y pensais, plus j’étais mal, moins je dormais.

A 15 ans, j’ai été mise sous atarax pour me calmer et m’aider à dormir.

A 16 ans, je ne savais plus faire sans. J’en prenais quand tout allait bien ou quand tout allait mal. Je ne pouvais plus dormir sans. ( 16 ans et toxico… Youhou!!!!!!)

Ensuite, je me mettais en retrait des autres. A l’école, je n’avais jamais énormément d’amis et j’avais du mal à aller vers les autres. La phobie m’a éloigné de tout. Seules quelques personnes constituaient mon cercle d’amis. Et ces personnes ne savaient pas de quel mal je souffrais.

Je passe les détails, j’ai atterri à la fac, en résidence universitaire ( 9m², sanitaires sur le palier…). Et là, en deuxième année, j’ai dit bonjour à madame dépression. Je ne voulais plus sortir, je ne voulais plus rien faire. J’allais aux toilettes avec mes lingettes désinfectantes. Bref, je ne vivais plus.

Une fois la fac terminée, j’ai déménagé chez mon chéri. Là bas, même rengaine : crises d’angoisse au milieu de la nuit, peurs incessantes. Chéri en avait bien marre. Il ne savait plus comment m’aider. Alors il a tenté la manière douce  » t’en fais pas ma chérie, ça va aller », la manière brutale  » bon allez maintenant tu me saoules!! » , la manière franc-jeu:  » Bah si tu vomis, ça fait quoi?? Tu vas pas mourir! Puis la peur n’évite pas le danger! ». Il a été super chéri quand même. Il a tout essayé.

Après les atarax pris quand j’avais 15 ans, me voilà à 21 ans sous xanax cette fois. On recommence la spirale infernale du médicament. J’suis mal, j’en prends. J’en prends pas, j’suis mal, j’en prends même si j’suis bien ….

Et un jour…. un déclic. J’arrête les cachetons.

Les crises d’angoisse sont toujours là, mais moins présentes, moins envahissantes.

En octobre 2013, Chéri me dit vouloir un bébé. J’arrête la pilule, on essaie de faire un bébé et là miracle. Plus d’angoisse, plus de crise, moins d’appréhension. Je revis.

En janvier 2014, je tombe enceinte et là, je peux dire ciao bella!!!!

Presque plus de peur, presque plus d’angoisse, plus de crises. La zen attitude m’a envahie.

Depuis fin 2013, je vais mieux. Je ne suis pas guérie de cette satanée phobie. J’ai toujours peur. D’ailleurs, ce soir, j’ai fait une crise d’angoisse. Ce soir, j’ai eu la trouille. Je me voyais déjà la tête dans la cuvette. Alors pour m’aider, j’ai pris mon meilleur médicament : l’écriture.

J’ai pris mon ordi, j’ai ouvert wordpress et j’ai écrit. Ecrit jusqu’à ce que je me sente mieux. Et vous savez quoi?? Ca marche! Je me sens bien mieux. Plus d’angoisse, plus de gros maux de ventre. Juste moi, exténuée sur mon canapé, le sourire aux lèvres.

Ce soir, je suis heureuse de mieux réussir à faire face. En relatant mon parcours de phobique, je suis fière d’avoir fait tout ce chemin là. Fière de me maîtriser, d’avoir bien avancé.

Alors à tous ceux qui auront eu le courage de me lire, merci. Ce soir, je me suis libérée, ce soir j’ai utilisé l’écriture comme calmant. Ce soir, j’ai réussi.

Et toi? Tu souffres d’une phobie? Comment fais-tu pour la contrôler? Racontes moi tout!!