Chacun son truc?

Comme vous le savez maintenant, je suis une adepte ( encore débutante en formation) d’éducation bienveillante et positive. Je suis en train, d’ailleurs, de dévorer les livres d’Isabelle Filliozat que j’adore!! Depuis plusieurs mois, je suis convaincue par cette éducation, mais ça n’a pas toujours été le cas! Il y a 3 ans, j’étais encore une pro VEO ( violences éducatives ordinaires) et une pro punition et autres marques de soit disant autorité.

Je suis sur plusieurs groupes facebook de mamans, dont un que je suis depuis ma grossesse. Nous sommes une petite bande de nana qui nous connaissons depuis plus de 2 ans maintenant. Nous nous entendons bien malgré des points de désaccord. Elles ont, pour la plus part, une vision très vieux jeu de l’éducation. Je n’ose pas souvent exposer mon point de vue car il est à l’opposé du leur. J’ai toujours peur que mes idées soient mal prises et mal comprises. D’ailleurs, c’est ce qui se passe à chaque fois que j’ouvre la bouche à ce sujet!

Les nouveautés bousculent les habitudes et les pensées des gens. Certains l’accueillent bien mais d’autres se braquent. C’est pourquoi dès que j’apporte des pensées nouvelles, je suis directement pointée du doigt comme jugeante et moralisatrice.
J’ai souvent publié sur mon mur facebook personnel des articles, vidéos ou images sur l’éducation bienveillante. A chaque fois, il y a eu crêpage de chignon!

Alors j’en viens à me poser une question : on dit que chacun fait et pense ce qu’il veut, que chacun est libre d’agir comme bon lui semble, ou presque, avec ses enfants etc… Alors pourquoi je ne peux pas le faire moi? Pourquoi je ne peux pas partager mes idées et mes convictions avec des articles objectifs ( scientifiques) sans qu’on me pointe du doigt en disant que je tiens un discours culpabilisant?
Pourquoi les autres, à l’éducation « à l’ancienne » pourraient penser et faire comme ils l’entendent et pas moi? Pourquoi cette nouveauté est-elle directement prise pour un discours à visée culpabilisante?

Je commence à en avoir marre de ne jamais être entendue, écoutée et prise au sérieux. Je respecte pourtant la façon de faire des autres malgré mes convictions. Je n’interviens que rarement, pour ne pas risquer de créer des conflits. Mais alors, pourquoi je devrais faire l’effort de respecter les idées des autres si les miennes ne sont pas respectées?

Cette éducation sera-t-elle un jour respectée à sa juste valeur? Serais-je un jour prise au sérieux et non plus montrée du doigt? J’ai espoir en l’homme mais je dois dire qu’à l’heure d’aujourd’hui, je suis assez pessimiste.

 

Avez-vous des soucis de ce genre? Avez-vous du mal à faire comprendre aux autres vos valeurs en terme d’éducation? Comment faites-vous? Racontez moi!!!!

 

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Education, punitions,où j’en suis?

J’ai envie de vous parler d’une chose qui me tient à coeur. De part ma formation et mes recherches personnelles, j’ai appris tout un tas de chose sur le développement de l’enfant. Je me sers de ces modules de cours au quotidien avec mon fils, ne serait-ce que pour comprendre certains de ses comportements. Et je vous assure, ça aide!!

Bienveillance

La bienveillance est mon mot d’ordre. Depuis la naissance de Crapulette, je veille à être la plus à son écoute possible. Ainsi, j’ai toujours pris soin de répondre à ses besoins les plus fondamentaux ( parmi eux se trouvent les besoins de manger, dormir, être changé, se sentir en sécurité physique et affective ).

On m’a souvent fait la remarque quant aux pleurs de mon fils. Lorsqu’il était tout petit, je ne le laissais JAMAIS pleurer. J’estimais que s’il pleurait, c’était forcément parce qu’il avait quelque chose. La bienveillance comment par là. Si on n’écoute pas son enfant, il ne nous dira plus rien. Or pour le bon développement affectif notamment, il est impératif que l’enfant puisse extérioriser ses émotions pour ensuite se voir être rassuré par l’adulte. C’est d’ailleurs ainsi que le bébé s’attache à ses parents. ( Attachement = sentiment de sécurité )

Maintenant que Crapulette est plus grand, j’essaye d’être calme et de lui expliquer les choses notamment qu’il n’a pas le droit de faire. C’est là que j’ai parfois le plus de mal. Il m’arrive de crier un peu, d’être un peu sèche avec lui. J’essaye au maximum de rattraper le coup en lui expliquant quelques minutes plus tard. Il s’agit là d’un apprentissage autant pour bébé que pour maman! Mais c’est très enrichissant!

 

Positiver

J’ai tellement entendu dans mon enfance puis mon adolescence que je n’y arriverais pas, que j’ai fini par le croire. Mon estime de moi-même en a pris un coup énorme. Je refuse que mon fils vive la même chose que moi. C’est pourquoi, je veille au grain.

Chez moi, je ne dis jamais à mon fils qu’il va tomber, qu’il va se faire mal, qu’il n’y arrivera pas… Ces mots sont interdits à la maison.
Au lieu de ça, je lui dis de faire attention, doucement. La différence n’est pas énorme me direz-vous, mais je vous assure, elle est bien là!
Par exemple: dire à un enfant  » non! Tu vas tomber! », l’enfant va, dans la plupart des cas, stopper ce qu’il était sur le point de faire et va se reposer sur l’adulte.
Alors que si on dit « attention, fais doucement », l’enfant ne va pas stopper. Il va veiller à faire doucement pour ne pas tomber. NUANCE!

Je souhaite plus que tout que mon fils acquiert une bonne confiance en lui, en ses capacités. C’est pourquoi, j’insiste sur les points positifs. Je le félicite et l’encourage énormément. S’il a besoin de moi, je l’aide avec plaisir, et sinon, je l’encourage à faire seul.

 

Punitions

Crapulette n’a que 16 mois. Je trouve qu’il serait grave de dire que je le punis! Il n’est plus un bébé mais il reste encore tout petit.  Il est dans la découverte de son monde, de son corps. Il apprend en nous regardant, en expérimentant et je pense que la punition n’a aucunement sa place là dedans.

Lorsqu’un tout petit fait une « colère » parce qu’il ne peut pas avoir ou faire quelque chose, le punir viendrait à lui dire  » non tu n’as pas le droit de ressentir de la colère, tu te tais et tu fais ce que je te dis ». En somme, on lui ordonne de se la fermer et de garder ses émotions pour lui. Or, en tant que parent, nous nous devons d’accueillir les émotions de notre enfant et de lui permettre de les exprimer.

Une punition « éducative » ne consiste pas en agissant sur le moment et à punir à tout va. Non. Une punition devrait être adaptée à l’âge, ne pas être en lien avec un des besoins fondamentaux ( manger, dormir, se laver, être en sécurité….), être en lien avec la bêtise commise ( proportionnelle ) etc…
Prenons l’exemple du « coin »: le coin est totalement contraire à tout ça. D’ailleurs pour moi mettre au coin un petit ( du tout petit au plus grand) est complètement inutile.

En bref, je ne suis pas pour les punitions, même si je ne dis pas que je ne punirais jamais mon petit. Certaines bêtises que l’enfant fait méritent d’être punies, mais une chose est sûre : punir un tout petit est complètement inutile et pas bienveillant du tout !

ATTENTION: je ne dis pas qu’il ne faut pas donner des limites, au contraire!!!

 

 


 

J’essaye tous les jours, d’être la plus bienveillante et positive possible. En tout cas, je donne de l’amour à en revendre à ma Crapulette et je fais de mon mieux avec les moyens du bord.

Il m’arrive de crier, de ne plus en pouvoir. Mais l’important, c’est de prendre du recul, se remettre en question et surtout, faire de son mieux avec amour!!!!