Faut-il faire croire au père Noël?

Je me lance aujourd’hui dans un débat délicat. Mais, soyons clairs, je ne veux absolument pas faire changer d’avis les gens. Mon intention est simplement de vous faire partager ma vision des choses, qui, vous allez le voir, a beaucoup évoluée!

Le Père Noël 

Le petit papa Noël est, de nos jours, l’emblème des fêtes de fin d’année. Il est présent partout : télé, magasins, magasines, livres…
Il est LE petit bonhomme rouge qui vient livrer les cadeaux dans la nuit du 24 au 25 décembre de chaque année. Mais tout adulte sait qu’en réalité, ce petit papa est un personnage fictif et qu’il n’existe pas. ( enfin si, ya un Père Noël en Laponie, mais il ne distribue pas des cadeaux à tous les enfants sages de la planète! Heureusement pour lui!).

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Le grand chantage

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Chaque année, au mois de décembre, débute un énorme chantage auprès des enfants.
 » si tu n’es pas sage, le père Noël ne passera pas! » Cette phrase e décline de toutes les façons que vous souhaitez  » si tu n’es pas sage, tu n’auras pas de cadeaux » ,  » si tu n’es pas sage, ce sera le père fouettard qui viendra te ramener du charbon » … etc etc.

Mais vous-êtes vous déjà demandé si ce chantage était justifié et pire, s’il n’étais pas néfaste pour l’enfant? Je me suis posée cette question et je dois dire qu’avant, je n’y voyais pas d’inconvénients! J’ai été élevée ainsi, donc ça m’a paru complètement normal et naturel. Cependant, depuis que Crapulette est parmi nous, je me suis posée énormément de question jusqu’à remettre totalement en doute l’éducation que j’ai pu avoir.

Ma totale remise en question ( que vous avez déjà pu voir sur d’autres articles comme ICI ) m’a amenée à réfléchir sur ce chantage qui était fait aux enfants. Je me suis dis  » mais comment on peut utiliser quelqu’un qui n’existe pas pour faire asseoir son autorité sur ses enfants? ». Finalement, ça revient à la même chose que de dire  » sois sage sinon on appelle Papa/Papy/Tonton/trucmuche…  » .
L’éducation bienveillante m’a appris à agir pour que l’enfant et l’adulte soit sur un pied d’égalité. Si l’enfant n’écoute pas, c’est qu’il a peut être besoin/envie d’une autre chose et tant que la désobéissance ne concerne pas sa sécurité, on peut toujours négocier ! Alors ne pourrait-on pas « simplement » ( non, ce n’est pas simple du tout, mais ça se travaille) se mettre à la place de l’enfant et l’accompagner sans toujours attendre de lui un certain comportement?

 

L’histoire de Noël

J’adore Noël. C’est je crois, ma période préférée de l’année. Les illuminations, les films de Noël, l’ambiance particulière… J’aime éperdument les fêtes de fin d’année! C’est tout naturel que j’ai envie de partager cet amour avec mon fils.

Tout d’abord, nous avons décoré soigneusement la maison : un sapin, des guirlandes lumineuses aux fenêtres, des stickers sur les fenêtres.. Crapulette a participé aux décorations et il adore se lever le matin et voir le beau sapin de Noël!!

Le soir, je lui raconte l’histoire du père Noël. J’ai trouvé un petit imagier des petits sur le thème de Noël et il adore le regarder. Je lui explique alors l’histoire du père Noël sans lui dire explicitement qu’il n’existe pas, mais sans lui dire non plus qu’il existe. Je lui présente ceci comme un conte, une histoire et rien de plus.

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Je me suis rendue compte, alors que j’étais convaincue que faire croire au père Noël les petits était super et complètement anodin, que je n’étais pas à l’aise avec le fait de mentir à mon fils.
Il n’est pas question d’une peur qu’il se sente trahi, qu’il perde confiance en mois ou quoi que ce soit d’autre, comme il est souvent dit dans les articles de parentalité bienveillante. Non, il s’agit simplement de moi, de mon ressenti par rapport à cela. Je n’ai juste pas envie de mentir à ma Crapulette. Je ne saurais expliquer pourquoi, c’est venu comme ça.

Je racontais l’histoire de Noël à mon fils le soir, au lit. Je me suis littéralement surprise à être vraiment mal à l’aise avec ce mensonge. Comme si je me disais  » mais, il ne mérite pas que je lui mente ». Attention que je n’ai rien contre le fait que d’autres entretiennent le mythe avec leurs enfants, tant que les parents sont à l’aise avec ce qu’ils pensent et leurs convictions, alors c’est parfait.

Je pense que toute cette histoire autour du  » faire croire ou non au Père Noël » relève uniquement de ses propres envies, convictions.
Si on est à l’aise avec le fait de faire exister le conte du Père Noël, alors allons-y! Mais si on ne l’est pas, rien ne nous oblige à le faire quand même!

Posez-vous juste la question  » suis-je à l’aise avec ça? », si c’est oui, alors continuez et faites comme il vous semble le mieux.

Si au contraire, la réponse est non, posez-vous la question de ce que vous voulez vraiment pour votre enfant!

En attendant, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année, que vos loulous soient bien gâtés ( par le papa Noël ou par les parents)!
Profitez de ceux que vous aimez.

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Education, punitions,où j’en suis?

J’ai envie de vous parler d’une chose qui me tient à coeur. De part ma formation et mes recherches personnelles, j’ai appris tout un tas de chose sur le développement de l’enfant. Je me sers de ces modules de cours au quotidien avec mon fils, ne serait-ce que pour comprendre certains de ses comportements. Et je vous assure, ça aide!!

Bienveillance

La bienveillance est mon mot d’ordre. Depuis la naissance de Crapulette, je veille à être la plus à son écoute possible. Ainsi, j’ai toujours pris soin de répondre à ses besoins les plus fondamentaux ( parmi eux se trouvent les besoins de manger, dormir, être changé, se sentir en sécurité physique et affective ).

On m’a souvent fait la remarque quant aux pleurs de mon fils. Lorsqu’il était tout petit, je ne le laissais JAMAIS pleurer. J’estimais que s’il pleurait, c’était forcément parce qu’il avait quelque chose. La bienveillance comment par là. Si on n’écoute pas son enfant, il ne nous dira plus rien. Or pour le bon développement affectif notamment, il est impératif que l’enfant puisse extérioriser ses émotions pour ensuite se voir être rassuré par l’adulte. C’est d’ailleurs ainsi que le bébé s’attache à ses parents. ( Attachement = sentiment de sécurité )

Maintenant que Crapulette est plus grand, j’essaye d’être calme et de lui expliquer les choses notamment qu’il n’a pas le droit de faire. C’est là que j’ai parfois le plus de mal. Il m’arrive de crier un peu, d’être un peu sèche avec lui. J’essaye au maximum de rattraper le coup en lui expliquant quelques minutes plus tard. Il s’agit là d’un apprentissage autant pour bébé que pour maman! Mais c’est très enrichissant!

 

Positiver

J’ai tellement entendu dans mon enfance puis mon adolescence que je n’y arriverais pas, que j’ai fini par le croire. Mon estime de moi-même en a pris un coup énorme. Je refuse que mon fils vive la même chose que moi. C’est pourquoi, je veille au grain.

Chez moi, je ne dis jamais à mon fils qu’il va tomber, qu’il va se faire mal, qu’il n’y arrivera pas… Ces mots sont interdits à la maison.
Au lieu de ça, je lui dis de faire attention, doucement. La différence n’est pas énorme me direz-vous, mais je vous assure, elle est bien là!
Par exemple: dire à un enfant  » non! Tu vas tomber! », l’enfant va, dans la plupart des cas, stopper ce qu’il était sur le point de faire et va se reposer sur l’adulte.
Alors que si on dit « attention, fais doucement », l’enfant ne va pas stopper. Il va veiller à faire doucement pour ne pas tomber. NUANCE!

Je souhaite plus que tout que mon fils acquiert une bonne confiance en lui, en ses capacités. C’est pourquoi, j’insiste sur les points positifs. Je le félicite et l’encourage énormément. S’il a besoin de moi, je l’aide avec plaisir, et sinon, je l’encourage à faire seul.

 

Punitions

Crapulette n’a que 16 mois. Je trouve qu’il serait grave de dire que je le punis! Il n’est plus un bébé mais il reste encore tout petit.  Il est dans la découverte de son monde, de son corps. Il apprend en nous regardant, en expérimentant et je pense que la punition n’a aucunement sa place là dedans.

Lorsqu’un tout petit fait une « colère » parce qu’il ne peut pas avoir ou faire quelque chose, le punir viendrait à lui dire  » non tu n’as pas le droit de ressentir de la colère, tu te tais et tu fais ce que je te dis ». En somme, on lui ordonne de se la fermer et de garder ses émotions pour lui. Or, en tant que parent, nous nous devons d’accueillir les émotions de notre enfant et de lui permettre de les exprimer.

Une punition « éducative » ne consiste pas en agissant sur le moment et à punir à tout va. Non. Une punition devrait être adaptée à l’âge, ne pas être en lien avec un des besoins fondamentaux ( manger, dormir, se laver, être en sécurité….), être en lien avec la bêtise commise ( proportionnelle ) etc…
Prenons l’exemple du « coin »: le coin est totalement contraire à tout ça. D’ailleurs pour moi mettre au coin un petit ( du tout petit au plus grand) est complètement inutile.

En bref, je ne suis pas pour les punitions, même si je ne dis pas que je ne punirais jamais mon petit. Certaines bêtises que l’enfant fait méritent d’être punies, mais une chose est sûre : punir un tout petit est complètement inutile et pas bienveillant du tout !

ATTENTION: je ne dis pas qu’il ne faut pas donner des limites, au contraire!!!

 

 


 

J’essaye tous les jours, d’être la plus bienveillante et positive possible. En tout cas, je donne de l’amour à en revendre à ma Crapulette et je fais de mon mieux avec les moyens du bord.

Il m’arrive de crier, de ne plus en pouvoir. Mais l’important, c’est de prendre du recul, se remettre en question et surtout, faire de son mieux avec amour!!!!