Passage à vide

Depuis quelques jours je traverse ce qu’on pourrait appeler un passage à vide.

Nerfs à fleur de peau
Sensibilité exacerbée
Irritation 
Pleurs et râleries de bébé difficilement supportables
Enervement
Fatigue

Bébé est grincheux et surtout à la maison. Chez la nounou, tout va bien. Chez ses grands-parents, tout va bien.

Quoi de mieux pour éveiller ma culpabilité?? Vous savez? Ce sentiment qui fait qu’on se sent un peu comme le pire monstre de l’humanité.

Pourquoi Bébé est-il calme et sage chez les autres? Pourquoi dès que je suis dans les parages il se met à râler? Pourquoi tout ça m’est difficilement supportable??

Pourquoi je me sens si stressée, si énervée quand bébé se met en mode super guerrier de la râlerie??

Pourquoi, moi qui n’ai jamais vraiment eu de soucis à ce niveau là, j’éprouve tant de difficultés à avancer sereinement en ce moment?

Est-ce un passage obligé ? Est-ce une sorte de rite de passage ? Je n’ai pas la réponse à toutes ces questions et c’est ben ça le problème.

En ce moment finalement, je me sens incapable.

Incapable de mener à bien mon rôle de maman. De maman sereine, de maman câlin, de maman amour. Et dieu sait que je l’aime ma crapule et que je fais de mon mieux. Mais en ce moment, c’est vraiment difficile.

Et vous, vous avez déjà vécu ça? Comment avez-vous fait pour voir le bout du tunnel?? Racontez-moi!


EDIT

J’ai parlé avec un collègue ce matin qui a une petite fille de 10 jours de plus que Bébé. Elle fait pareil. C’est-à-dire elle chouine qu’avec maman. Ma belle mère me dit que c’est normal aussi, lls savent avec qui ils peuvent le faire… Ca m’a fait du bien d’entendre que je n’étais pas la seule et que c’était normal.

Ahhh… la maternité, ce n’est pas QUE du bonheur comme on l’entend partout! Non, c’est un immense bonheur entaché de quelques points noirs, qui heureusement ne durent pas!

Le bonheur d’être maman

La semaine dernière, je me suis fait interviewée par une radio locale.

Une très bonne amie étant journaliste dans cette radio, elle s’est tournée vers moi quand elle a été chargée de faire une sage sur le bonheur. Elle cherchait une jeune maman. Elle n’a pas eu à aller bien loin!!

Ca a été avec grand plaisir que j’ai parlé de mon petit bonheur à moi, qui dure maintenant depuis un peu plus de 10 mois.
C’est fou comme on est à l’aise pour parler de ce qui nous touche! J’aurais parlé pendant 1 heure de mon petit rayon de soleil!

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Voici donc, rien que pour vous l’article qui a paru sur le site de la radio avec mon témoignage audio!

Cliquez  >< ICI ><


Ce témoignage que j’ai partagé m’a permis de revenir un peu sur ces 10 mois qui ont passé à une vitesse folle.
Je me suis posée 5 minutes en prenant du recul sur cette année pleine de changement.

Je regarde souvent mes photos de grossesse, en me disant que l’année dernière à cette heure-ci, je portais encore bien au chaud dans mon ventre mon petit coeur. Il n’était pas encore là et me rendait déjà plus qu’heureuse.

1 an après, il est là et bien là. C’est un bébé plein de vie, qui déborde de joie de vivre. Alors oui, certains moments ne sont pas évidents, comme les poussées dentaires de ce dernier mois, mais à côté de ça, il y a un bonheur incommensurable!

Quand on vit au quotidien, sans prendre du recul, on pourrait se dire qu’effectivement, ce n’est pas facile. Il y a des moments durs et des journées vraiment difficiles. On pourrait se dire qu’au final être parents n’est pas, comme on a pu nous le dire 100 fois, « que du bonheur ». Mais c’est en réfléchissant, en regardant notre vie dans sa globalité qu’on réalise qu’au fond, tous les mauvais moments ne sont pas si nombreux que ça. Les bons moments, la joie, la rigolade, l’amour sont bien plus présents!

Alors c’est pourquoi cette interview m’a permis de regarder ma vie dans son ensemble et de relativiser. De me dire que les mauvaises passes sont rares et qu’elles ne durent pas. Et ça, ça fait un bien fou.

Je pense qu’on ne se pose pas suffisamment pour voir le chemin qu’on a fait. On est tous entêtés à vivre au jour le jour sans faire de bilan. Pourtant ces bilans sont essentiels à notre bien-être mental. Ils nous permettent de mesurer le chemin parcouru, de mettre en évidence les bons moments de la vie au détriment des mauvais qui passent souvent à la trappe dans nos souvenirs.

Alors je vous invite également à mettre votre vie sur pause un instant. De réfléchir sur tout ce que vous avez vécu, sur ce que vous vivez à présent et d’en faire le bilan! Racontez moi!! 🙂

Hormone, où es-tu?

Attention, ce qui suit n’est pas une incitation à l’arrêt de contraceptif!!!

J’ai arrêté ma pilule en octobre 2013 en vue d’avoir un bébé. L’arrêt s’est fait après la fin de la plaquette en cours pour ne pas trop me dérégler.

Le 4 octobre, fin de la plaquette, le 8 arrivée des règles et s’en suit l’arrêt définitif de tout contraceptif. Et là, le bonheur.

Le bonheur

Oui, je retrouvais mon moral, ma libido, ma joie de vivre qui avaient disparu avec la pilule. Je me sentais revivre. Je sentais mon corps fonctionner normalement, naturellement. Ca faisait 7 longues années que mon corps était sous l’emprise de ces hormones chimiques. 7 années de baisses de moral, de chute de libido et de prise de poids.

En arrêtant la pilule, j’ai revécu.

Je me suis sentie femme. Je me suis sentie revivre. C’est bête, ce n’est qu’un minuscule cachet à prendre tous les jours. Mais ce cachet a gâché bien des choses.

Fini les inconvénients! 

Terminé les stress en cas d’oubli. Fini les réveils sur le téléphone. Adieu les oublis!! Maintenant, c’est mon corps qui décide et lui seul!!! Et c’est le pied!

Bon ok, mes règles sont revenues comme quand j’avais 16 ans : abondantes et douloureuses. Mes cycles étaient à rallonge : 38 jours environ. J’en étais même tombée dans les pommes tant j’avais mal! Mais je voulais un bébé.
Le bouillotte était redevenue ma meilleure amie! Par contre, pas de médicament sauf du spasfon. Oui mon but était quand même de tomber enceinte!!!

Une grossesse, un accouchement plus tard…

Une fois Bébé né, les sages-femmes m’ont proposé ( presque obligé en fait) la pilule. Elles m’en ont prescrite une mini dosée ( donc encore + chiant car le délai en cas d’oubli est seulement de quelques heures) que je n’ai jamais prise. Moi je ne voulais plus de pilule. J’avais vécu presque 1 an sans pilule, je revivais alors il était hors de question de recommencer quoi que ce soit!!

Quel moyen de contraception choisir alors???

La question de bébé 2 n’était même pas envisageable ( après un accouchement, tu ne veux vraiment pas recommencer!!!). Donc il a fallu choisir un moyen de contraception. Le choix était mince. Sans hormone il n’y a pas grand chose!! Alors comme je ne voulais pas me transformer en bonne soeur, j’ai opté pour le stérilet, enfin DIU, en cuivre bien sûr.

La pose n’est pas douloureuse du tout ( je n’ai strictement rien senti). Par contre les règles sont + douloureuses et +++++ abondantes ( rip à toutes les culottes tâchées). Mais à côté de ça, je me sens bien!!!!! Je n’ai as à penser à ma contraception. Il est là, j ne le sens pas et il me protège 🙂 Je suis conquise!!!!!

#belgomum

Alors non, je ne suis pas belge. J’habite à la frontière et mon homme y travaille mais rien de plus. Cependant, j’ai trouvé cette idée des Belgomum ( C’est un groupe de 14 mamans bloggeuses funs et charmantes qui vous tiennent … Lire la suite